Eloges et critiques fêtes au Glaude

1 12017-11-04Rossini
2 22017-11-04JCD
3 42017-11-01cucino-chambery
4 52017-11-01Luc
5 32017-11-04sylvie
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Message N° : 5

Bonjour Claude, je ne sais pas si tu es beaucoup lu, et si les récits de voyage méritent d’être lus, mais pour moi tu es le Céline de l’aventure à vélo. Pour ceux qui pourraient estimer qu’il y a exagération, je conseille ton magnifique texte, et en plus ça pédale plus que dur, l’aventure la vraie, quoi le voyage tel qu’on le rêve : cbandiera.free.fr/recits/2002-Fouesnant/ On en comprend tout de suite la philosophie du routard à vélo : prends-toi en main et fonce et ne te pose pas de question, moins tu en sais sur ta route, plus grand sera ton plaisir de la découverte du monde et de « ton toi profond » face à l’adversité. Certes, c’est une conception parmi d’autres du voyage, mais je m’y reconnais et elle me sert d’exemple. On est plongé par ton récit peut-être, outre le ton et le style céliniens, dans la philosophie de Nicolas Bouvier : on ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait. Et effectivement, dans l’extrême de ta façon de rouler, on peut être vite défait, mais si on en réchappe quel bonheur !!! En tout cas, tu me fais rêver « grave » et en plus l’aventure chez toi n’est pas de l’autre côté du monde, mais c’est la vraie, celle que l’on a envie de vivre, un mixte de sueur et de doute, et de froid et de peur et de "plein le cul par moments", sans doute dans la veine d’inspiration de Kazantzakis : un jour où je n’ai pas souffert est un jour où je n’ai pas vécu. Pour ceux qui rêvent d'aventure à vélo et qui n’ont pas encore cliqué sur le lien de Claudio, quelques extraits de ton texte pour finir de les décider : -Anne m’ayant laissé ce visage d’ange, et le Gévaudan, cet esprit routard. -Le passage par un chemin vicinal, un petit hameau magnifique à la sortie d’une forêt de chênes, me renverse vraiment d’émotions, sisi c’est vrai, un cycliste ça pédale, mais ça s’émeut. -Même le chien ne m’a pas senti, tellement mon odeur est proche de la sienne. -Il est 22 heures, la nuit est tombée, mais le ciel rouge éclaire bien l’horizon. Cosnée-sur-Loire, la pluie tombe à grands seaux, je suis nase et décide de m’arrêter et dormir, dans une cabine du crédit agricole : massage, étirements, mais après 30 minutes, je dégage, car un quidam me casse les pieds, et me propose de me conduire à l’hôtel. Sûrement un cravaté du crédit à bricoles, qui m’a vu dans sa télé, mais il ne sait pas qu’il a à faire à la bestiole du Gévaudan. Il me casse les pieds ce jeune cadre zélé du CA, allez foutons le camp d’ici. -Mais je ne puis honorer aujourd’hui les bons petits restos, un autre jour peut-être, en d’autres temps, avec une randonneuse plus causante.

Toutes mes amitiés à Claudio et merci pour les tranches de rêve Luc