La randonnée cyclotouriste 2007 du CLUB FFCT de la MANDALLAZ SILLINGY

30-8-2007 maj 10-01-2017 claude bandiera Fiche contact

Parcours champêtre par monts et vaux de l'Albanais, la haute-savoie des champs, authentique et agricole, tel est le menu proposé par le club des cyclotouristes de la Mandallaz de sillingy, en cet été indien.

Le premier cyclotouriste vu et reconnu, alors que j'arrive en Ford escorté de Josy, à Sillingy, est le père jacques Massein qui grâce à ses 76 ans est venu à vélo d'Annecy.

J'entends le Philippe à la logorrhée légendaire. Son débit ne tarira pas de la matinée, recevant et saluant chaque participant, qui malheureusement ne seront que 117 , comme dans les films .

Le temps brumeux, le vent du Nord qui annoncent déjà l'automne donnent à l'instant une ambiance mystique mi raisin qui n'ai pas fait pour me déplaire.

Les vaches paissent tranquillement l'herbe étonnement verte, les champs déjà labourés contribuent à donner à cette belle campagne un puzzle euphorisant.

Avant pays haut savoyard

Avant pays haut savoyard

 

Tout à coup deux cyclotes qui jaccasent comme des pies de l'albanais me doublent sans coup férir.

Crime de lèse majesté, aucun regard, aucune considération pour le phacochère alpha de la favergie, qui proche de l'hiver et du quintal a un peu de mal à escalader en souplesse les nombreuses côtes.

Mais 13 km à peine accomplis, 225 kcal dépensées, premières saucissonades et premières libations devant la grange à jules et juliette située à Vaulx.

Les cyclos qui ne marquent pas l'arrêt, sponsorisés par Molteni, ne savent même pas qu'il portent une marque de saucisson sur le dos , mais le sanglier lui, honore de son sacré coup de fourchette ; le jésus, amoureusement coupé par josette.

Le parcours est champêtre, magnifique et tournicote savamment dans cette contrée d'un autre temps.

Au détour d'un virage : Miss sillingy agite avec fougue un drapeau afin de m'indiquer un danger, merci miss et arvi.

Dans la côte menant à la Combe de Sillingy, de vieux cyclos essoufflés derrière de jeunes adonis n'ont même pas le temps de me saluer, alors qu'eux : tel fils de Zeus et d'Apollon, saluent le vieux guerrier.

Copponex et sa mini piste d'athlétisme

Copponex et sa mini piste d'athlétisme

La descente sur Vully est à pic, mais pose le regard sur la contrée albanaise alors que le défilé des bottes à mandrin se profile au loin.

Fatigué, j'opte pour le parcours de 65 km, la campagne est de plus en plus belle, j'ai l'impression de vivre 50 ans plus tôt. Les fermes ne sont pas retapées, les agriculteurs trop occupés à y travailler.

La chasse doit faire son ouverture, témoin les plantons fluorescents déguisés en chasseurs qui traquent le gibier, des sangliers peut - être, heureusement le phacochère est lui déguisé en cycliste.

Ivre de verdure et d'oxygène, je baguenaude, louvoie et me fourvoie en cassation de mollets parfois, entre fougères et tas de fumier. Les odeurs d'herbe coupées et de mais sont endorphinatoires.

Par combes et Vaux, j' avance seul, quel bonheur.

Plongeons vers Frangy, point de belle frangipane, mais les cyclos de la Mandallaz assurant la sécurité à Serrason sur la RN 508.

Serrason les fesses en effet car la route serre sa voie : une bande cyclable serait la bienvenue.

Au deuxième ravitaillement alors que j' entrevois les belles moustaches de Moogli, josette me prend en photo.

Je m'enfile prestement le deuxième saucisson à la menthe et reprend la route par Marlioz sur des routes en balcon, belles mais difficiles.

Les odeurs de foin et de mais entre Usses et jardins mènent au fond de la vallée, merveilleuse, mais voilà il me faut remonter la bosse en direction de Cernex, lorsque tout à coup une callypige en body blanc, me fait dresser .. tout droit sur les pédales.

Je cueille alors les fruits de ma passion, et cela me bouche un coing du sac.

Callypige très en vue, reste plus longtemps au ravitaillment, mais me double à nouveau : sympathique elle s'inquiète de moi, et me demande si je n'ai besoin de rien, alors que je photographie le clocher d'Allonzier la Caille.

Le plateau de la Mandallaz calme, est agricole , vert , marron.

La vue sur la gouille et le lac salé est extraordinaire, mais il faut en payer le prix dans les quelques raidillons menant à la ferme de Ferrières .

Arrêt au porc, le menu prose en fait canard et poularde , après avoir noté les coordonnées de la ferme, afin d'y gouter la cuisse de la grenouille un jour opportun, je plonge sur la plaine de Bromines et la zone d'Epagny bien connue des consommateurs annéciens.

Un bout de RN , et voici Sillingy et la logorrhée du Philippe à qui personne n'a réussi à couper la gouaille.

Le repas est certes froid mais l'ambiance chaude et bon enfant , le rosé coule à flot.

Merci Philippe, pour ce circuit reposant pour la tête.

Ferme de Ferrières : des poulardes et de beaux mollets de coq

Ferme de Ferrières : des poulardes et de beaux mollets de coq

 

Repas convivial

Repas convivial

Ravitaillement

Ravitaillement

 

Sillingy

Sillingy