Cyclotourisme sportif : Paris Brest Paris Cyclotouriste

Préparation cyclotouriste : 400 km de Seynod Annecy 2007, organisť par le club de SNR Annecy

12-5-2007 maj 12-12-2014 Fiche contact

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parcours des 400 kilomètres à vélo de la BRM de seynod Annecy 2007 Que de monde sta'matin, le temps incertain n'a pas découragé la centaine de cyclistes qui s'affairent au centre Max Decarre de Seynod.

Les coursiers déguisés en randonneurs, les randonneurs eux déguisés en coureurs se côtoyant sur de rutilantes machines de course pour certains, de belles randonneuses pour d'autres.

La plupart ont adopté le tout allégé et d'autres très rares ressemblent à des escargots, promenant leur paquetage.

Sept heures : finalement le peloton s'élance sur la Rn 508 , en direction de Frangy.

Passé sans encombre la zone artisanale de Seynod et d'Epagny, tel le TGV, la troupe accélère alors sur la RN 508.

L'allure est vive ; La Balme de Sillingy, les Usses, Frangy, sont passées sans coup férir. La troupe forte d'une bonne cinquantaine de cyclos emmenée par de fiers coursiers, se fie des kilomètres, et Fanny est toute émoustillée par cette sensation nouvelle pour elle : la vitesse, la vitesse, qui fait siffler le vent dans les oreilles.

Et même si le paysage défile sans nous voir, peu importe, il faut avaler ces 400 kilomètres avant demain matin 9 h, tel est le défi, et certains d'entre nous serons de retour à Seynod bien avant l'heure.

Repos des Guerries lors de paris brest paris préparatoirePassé le pont sur le Rhône, dont les flèches pointent vers le ciel menaçant, la première bosse se présente.

Pas le loisir d'admirer les vignes du blanc de Seyssel, les valoches et le peloton s'effilochent. Les beaux coursiers, affûtés, bronzés et camelbagués, filent, alors que les silhouettes plus massives sont à la peine à l'arrière.

Les groupes se forment alors, par affinité. Fanny est fière de s'accrocher au groupetto fort d'une bonne trentaine de bicyclettes.

Les regards hagards, les mains crispées sur le guidon, pas le temps de parler à sa voisine, fut-elle callypige , ni même à son voisin, il faut souquer ferme.

La route est relativement calme de véhicules à quatre roues, et si la plupart des automobilistes étonnés par cette farandole, s'effacent gentiment, quelques accrocs du volant s'énérvent et le fond savoir par l'instrument favori à leur disposition : l'avertisseur connard.

 

La route menant à Ambérieu par Culoz, dans la vallée de l'Albarine est nationale, mais propice à cette maso randonnée. Les groupes s'egrénent encore , chacun trouve son rythme, l'allure devient enfin raisonnable.

A la faveur du contrôle tamponite d'Ambérieu en Bugey, Fanny et moi sommes enfin seuls.

La Dombes se profile à présent, je puis montrer à Fanny les beautés cachées des étangs, les truites sautent de joie. L'allure est tranquille, l'avancée plus laborieuse, mais j'ai le loisir de lever enfin la tête et d'admirer le paysage proche, ainsi qu'entrevoir les monts du Lyonnais au delà de la Saône.

Villefranche, Neuville sur Saône et revoilà le grupetto et les sympathiques cyclos boeufs d'Annecy. Pas un mot, pas un regard, mais ou sommes nous ?

Ayant jeté un oeil encore frais sur le Rhône La Dombes à vélomajestueux à la tombée de la nuit, Crémieu, Morestel sont passés sans coup férir à nouveau dans ce groupe, où les cyclos de Rumilly, Guy Bréchet et ses compères sont plus affables que ceux du lac.

Morestel est le dernier coup de tampon à honorer, pour ma part, j'officie par une photo et file doux, laissant l'important groupe à ses tampons.

Morestel à véloLa nuit s'installe à présent, il est temps de tester mes beaux habits de lumière. Les bandes blanches des routes longeant le fleuve sont d'une aide précieuse, le coup de pédale s'étiole, mais l'avancée est cependant facile poussé par un vent qui a la bonne idée de souffler du Sud.

La pluie sera donc pour demain, mais présentement la température est douce comme Fanny, dont la dynamo ronronne avec un plaisir non dissimulé.

Un quatuor sympathique et rapide des cyclos de Bourg en Bresse, me passe tel un ouragan, " bonjour, bonjour ", par un vieux réflexe de couraillon, je saute dans la roue.

Le compteur s'affole, fixant les diodes rouges j'en profite pour prendre de l'avance sur le grupechasse à la cannettetto.

Mais les côteaux des vignes de Serrières en Chautagne seront fatales, il faut laisser filer l'expresso de vingt et une heures.

pont sur le RhôneTranquillement alors, mais sûrement le val de fier à présent entre rocher et précipice, où seul un ridicule muret m'empêche de sombrer, je chausse les bottes à Mandrin et rejoint toujours en solitaire la capitale de la passenallaine.

La route des Creuses se dresse : mentalement je parcours toutes les bosses, " han, han, roue libre, à droite, premièr, deuxième effort, ça va le faire " , ça s' appelle de la sophrologie ça ? non Madame Blondel ?

Les vaches paissent tranquillement mais les vrombissements de quelques tarés armés de voiture se dirigent vers la boite de nuit de Salles en Rumilly.

Oh si ; je le connais ce dancing, c'est là, que las de mes journées, j'ai acheté quelques jolies vestes et costumes dans les années 1980, alors en manque de tendresse.

Ce fut le lieu de rendez vous de la troisième mi-temps des footeux de Faverges, mais souvenir souvenir, la nuit est noire à présent, le but est proche.

Toujours pas de cyclos, ni de grupetto, et Jc Perfetti et sa drôle de machine me doublent pour la cinquième fois de la journée.

A mon contraire : "c'est : je pédale, je fais une tite pose" , alors que moi, tel le boeuf, j'avance, sans même m'arrêter ne serait ce que pour pisser.

A chacun son rythme à chacun son chemin, le mien est ainsi, allure souple et tranquille, propice à la méditation.

Ce périple cesse alors que le clocher de l'église de Seynod frappe les douze coups, marquant la fin de cette journée particulière.

Le père G. Durand, le Père J. Dutang et Jeannot sont bien là, fidèles et affables.

Pendant que Jacques officie, le jeannot s'occupe de ma bière, le Georges parle..

Un oeil sur le compteur confirme bien que 400 kilomètres pile ont étés réalisés.