Les cyclotouristes Audax

BREVETS AUDAX

24-05-2005 maj 21-11-2014 claude Bandiera

Le récit de la randonnée du 21 mai 2005 brevet audax des 200 km d'Annecy organisé par le club ASO-SNR

Bosse de Serrieres en chautagne, peu avant le côte du rhone Précipitement arrivé au stade dit de la vallée, à Seynod, les audacieux sont déjà loin.
C'est donc en retard en en fourgon balai, que j'entame mon premier brevet Audax, moi le cyclo routard de longue date : mais pas de problème, costaud comme je suis, cette randonnée ne devrait être qu'une formalité, pensai-je à cet instant.
Jeannot , le sympathique et débonnaire chauffeur et son co pilote, look bufalo ou Daniel Gerard, , me dépose au pied de la côte d'Alby sur le Chéran.

Histoire de faire le mariole, de montrer mon beau maillot, et d'épater la gent féminine que je crois deviner sous les casques et les tenues ajustées, la bosse est avalée rapidement.
Le peloton, fort d'une quarantaine de gaillards de tous âges, et jolies dames, est concentré, voire crispé sur cette route nationale 201 menant vers Aix les bains.
Le temps qui est gris, voir franchement menaçant, sera cependant très agréable toute la journée.
Premier arrêt à Brison saint Innocents, les mains pleines, il me faut boire un café, alors que j'esquisse quelques salutations aux cyclistes participants.

Surprise ; look carbone, vélos rutilants, Fanny ma randonneuse, garde boues rondelette comme moi, est inquiète, car nous sommes les seuls vrais cyclos touristes un peu désuets, un peu ringards.

L'allure bien que souple et régulière, est, à ma grande surprise, bien supérieure à ce que j’ imaginai. Car les audax dans mon imaginaire de vieux couraillon d'antan, était assez désuète.

Le Rhône longé de longues heures, sera franchi à plusieurs reprises.

Serrieres, Culoz, Belley, à la circulation intense sont les villes traversées, l’habitat traditionnel est bien différent d’Annecy, le dépaysement est marqué.

Le groupe roule bien, mais ala fâcheuse tendance à tenir parfois trop de bitume, à la grande colère de quelques dingos, échappés des fourches caudines de Nicolas, mais l'immense majorité des automobilistes est compréhensive.

Ouf, enfin la cascade de Glandieu capite bien, l'eau est fraîche, le côte du Bugey est gouleyant : clic-clac, la table est déjà dressée, et sans bénir le pain, nous voila mangeant.
J'ai une fringale terrible, car pas malin de partir sans rien manger, mais voilà, je reproduit les même erreurs depuis quarante ans, que voulez-vous, comme dit Georges « Quand on est con on est con, l’âge n’y fait rien à l’affaire »

Le repas agréable, malgré la tronche de la serveuse, est l’occasion de bavarder avec les convives, sportifs, cyclos, un tantinet coureurs, pour certains, intéressanst de leurs récits pour d’autres.
Les Bissy cyclettes en tête, la côte de Glandieu est beaucoup plus difficile à monter que la descente du vin du Bugey.

 

Les dames sont devant, il faut dire, que buvant moins que moi, elle n'ont pas à cuver.
je musarde un peu en queue de peloton, et celui-ci file sans se soucier des lézards, et les bras levés au ciel du père Georges n'y feront rien

Belley, à nouveau , ils sont passés par ici, ils repassent donc par là ; ouf regroupement général.

Les dernieres bosses rejoignant l'albanais seront parfois l'occasion de quelques passe d'arme des tontons flingueurs, peu dans l'esprit audax, mais qu'importe, la mentalité est correcte, et le peloton rejoint groupé le stade de la vallée à Seynod, par les magnifiques routes de l’avant pays savoyard, malgré une circulation intense sur cette route qui n’a de départementale.aue le nom : « Mais sont donc passées les petites routes d’antan , faudra-il passer à la formule audax à pieds, comme le suggère le calendrier » ?

Epilogue :
Premier audax, surpris de rencontrer de nombreux jeunes, de belles dames à la pédalée souple et alerte, des anciens beaucoup plus jeunes que moi, des vieux camarades de bamnées, comme georges Durand et Michel Excoffier, tel sera le bilan de cette belle journée si particulière dans ma longue carrière de pédaleur.
Deux cent kilomètres, à bonne allure, pas si facile que je le pensai : souffreteux, foie fatigué, me rappellerons à la dure loi de la bio-mécanique « Il ne il ne faut jamais faire le malin sur une bicyclette »

Pour la petite histoire le club des cyclos des Avenieres rapportera la coupe du club le plus fidèle.

Bravo donc au club des cycltotouristes des Avenières