Cyclotourisme : Sur la Via Rhona

19-09-2008 maj 01-12-2015 Fiche contact

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A nouveau sur la route des fleuves, et dans l'idée de reconnaitre la route du Léman à la mer, un thème est donné à cette randonnée, anodine et facile en théorie : Cette bambée consiste donc à suivre le fleuve Rhône : La via Rhôna comme l’ont appelé les manitous du projet «  Du Léman à la mer ».
Il est déjà sept heures en ce lendemain d'un anniversaire célèbre : en effet le 22 septembre étant passé, à présent en s'en fou.
Pas un chat, fut-il déguisé en cycliste, ni de callipyge n'arpente en cet automne précoce la fameuse " via Anneci ". Cependant quelques vélotafeurs emmitouflés se rendent au boulot à grandes pédalées.
Le lac et Annecy sont calmes, les touristes ont regagné leurs corons, les beaux militaires tout de blanc et de short vêtu s'ont eux revenus de l'enfer, et gambadent sur les bords du lac. Mêmes les employées du 27eme Bca, courtement vêtues de blanc, y vont de leur footing matinal.
Empruntant un instant le cheminement de Compostelle, par Cran, Seynod,  Maclamod, Fanny and I, avons toujours plus de plaisir à arpenter la campagne Albanaise.
Elle est verdoyante, douce  et envoutante, cette belle région, qui tranche avec le côté un peu trop beau et surfait des rives du lac.
La sérénité m’habite.
Le vent bien que soufflant du sud, est froid, l'avancée un peu pénible : mon foie patraque et mon embonpoint prononcé expliquant cet état de fait.
Mais malgré tout, j'avance tranquillement et surement le long de ce fleuve.
Le but principal de cette nouvelle bambée étant de reconnaitre les nouvelles voies cyclables qui comme celles du seigneur, sont impénétrables, j'opte pour le cheminement du Rhône côté est, par Lavours.
Mal m'en a pris : après moult circonvolutions, de plantages, de piste cyclable je n’en débusque point de traces : soit je suis vraiment un cas désespéré de la cartographie et doit passer au Gps, soit toute cette gent ment.
Ouf je retrouve la voie dite verte, près du barrage puis du lac de Bregnier Cordon 113 kilomètres ayant tout de même étés parcourus .

 

Claudio saucissonne mes sandwiches dans l'indifférence générale de premières feuilles mortes, alors qu'un troupeau de cygnes m'ignorent totalement trop occupés à se toiletter.
Clopet effectué, c’est tranquillement et clopin-clopan que nous poursuivons le long du fleuve, agité par un fort vent de Sud jusqu’au village de Groslée par voie verte, et chemins vicinaux dont le fléchage est en cette endroit bien présent.
Il est vrai que cette partie située dans le Nord Isère, je ne la connais pas, trop pressé; par le temps qui passe, je l'avais occultée lors de mes précédentes bambées.
Entre gazouillis, clapots et vent, seuls quelques avions troublent le calme des lieux.
Et puis je retrouve la route départementale, presque roulable, malgré quelques camions.
A Briord une affiche signale une piste cyclable à se taper les fesses par terre. : la pancarte somme pourtant de la suivre, je la suis en effet mais n’y roule pas : Voyons messieurs un effort.
J’opte cette fois ci pour le côté est du Rhône par St Vulbas. La route est large, munie de bandes roulables à vélo.
Elle est fort impressionnante et majestueuse la centrale du Bugey, elle en impose avec ses 4 tours immenses, dont le panache de vapeur d’eau s’élève dans le ciel telle une bombe atomique.
Mais les hérons, plus cendrés que Sandrine s’en foutent et contre foutent , ils me narguent les volatiles, et claquent le ciel de leurs ailes grises lorsque je marque un arrêt pour les fixer dans ma mémoire.
Le Rhône est franchi à nouveau à Loyettes, pour rouler sur la D55, qui pourrait s’intituler la départementale d’une mort programmée, tant la circulation y est dangereuse.
Les indignes, pas tous indigents, s’e, reviennent au bercail après une journée de labeur, fort pressés de retrouver femmes et enfants.
Des cyclistes ils n’en ont cure, et n’hésitenr pas à me renvoyer sur le bas côté a forte vitesse.

Tiens un nouveau col marque le sommet de cette bosse entre Anthon et Nievroz « Col Raymond Castano  » : Névrosé en effet je le suis, mais encore une fois je suis revenu de l’enfer pour re-saluer le fleuve à Jons.
Par une route que je connais les yeux fermes, Thil, Miribel, voici le parc de Jonage.
Le formule 1 est situé à deux pas de l’entrée de la piste cyclable, à Vaulx en Velin, alors que mon nouveau compteur indique 207 kilomètres.

Au saut du lit, le périphérique est dejà bien chargé : Un flot discontinu de phares, rend la cité presque jolie, du moins féérique.