Voyage de noces avec Fanny , sponsorisé par Minvitin Juin 2004

par Claude Bandiera juillet 2004 01-08-2004 maj 28-06-2016

Cest le grand jour pour Fanny ma nouvelle compagne, : Voyage de noces direction le sud, par le chemin des écoliers en ce vendredi après midi.
Est ce le vent qui souffle dans le dos ? ce nouvel amour naissant, de suite nous nous entendons bien, la pédalée souple et légère, Fanny ronronne doucettement.
Mais la circulation intense, la chaleur étouffante pour un mois de juin, nous ramènent à la dure réalité de la bio mécanique.
En effet, l’avancée devient laborieuse d’autant plus que le vent change de sens. Cependant la barrière terminale des Bauges, marquée par la dent de l’arclusaz m’impressionne toujours autant depuis plus de ces 35 années de bambées.
Pour atteindre Grenoble, j’opte pour la rive droite de la vallée du grésivandan , encombrée et chaotique.
Ca y est enfin , Uriage, ou nous slalomons non sans un malin plaisir parmi la cohue des véhicules auto immobiles.
Vizille est la, à l’heure de l’apéritif du soir, puis Vif ou les choses sérieuses débutent dans la montée vers Lus la croix haute.
A Monestier de Clermont, en plein travaux de rocade, il est déjà 21 h , c’est pourquoi il nous faut chercher enfin un bivouac.
Un champ en bordure de la 85 fera l’affaire, à l’ombre du Mont aiguille.

2eme jour

camping des leques 2004 Sous le mont aiguille impressionnant, qui se dresse tel un immense phallus, réveillé par le flot matinal des immigrants du grand sud , le départ est facile et souple sur ce magnifique et envoûtant plateau du Trièves.
Même la rude montée finale vers le col est presque aisée , tant les montagnes sont belles et le soleil levant agréable.
Nous atteignons sans histoire Sisteron après avoir longé un grand moment le Buech, assoiffé comme moi..
Un petit slalom dans la rue piétonne afin de marquer de mon odeur cette belle ville, puis l’équipée sauvage reprend par la petite route ombragée vers mezel , évitant ainsi Digne
Pas de quidam, ni d’autos , seules ;les cigales applaudissent à tout rompre, malgré une très forte chaleur.
7, 6,5,4, 3,2,1 : Le col des leques enfin, sous une chaleur torride, ou Laurent, le patron du bistrot du col, nous offre prestement un grand boc de bière.
Piscine, bières, repos du guerrier, soleil provençal, tel sera le programme de la soirée

3eme jour

Col des leques : l’étape débute forcement par une belle descente méritée et agréable le long du Verdon presque a sec.
Je retrouve avec plaisir la petite route de Mezel, agréable, tournicotante et ombragée, sous les chênes sessiles et pédonculés, toujours encouragé par les cigales.
Apres un bout de nationale infernale, le long du canal de la Durance et des abricotiers en fruits, débute la vallée du jabron., calme , ensoleillée et féerique.
Après un long faux plat dominant le jabron prématurément sec , la partie terminale, plus pentue est paradisiaque, bien qu’avoisinant l’enfer à cause de la chaleur torride.
Mais si la montée fut aux enfers, la descente, elle ; sera au paradis,
La plongée sur montbrun en vue sur le ventoux , à « paradis les mimosas », constitue le summum de la randonnée. « Cigales, mi- mosas, mi-toman, chênes, mon cheval la Provence et moi, sommes hors du temps.
A saint férreol trente pas, l’auberge étant fermée, je décide de continuer le périple par le désormais chemin des écoliers sur ces routes de la drome que je connais bien.
Le plaisir est immense, d’autant plus que ma compagne n’a jamais eu l’occasion d’y rouler.
A Saou ou les touristes et indigènes soupent, je tape dans les graisses et aborde motivé le col du pas de lauzens, malgré la soirée déjà bien entamée.
La pente finale, bien que courte est difficile, mais dans un paradis de fraîcheur bien appréciable.
Apres la bascule du col, une maison close, un arbre, c’est une endroit idéal , quoique non standard pour ce bivouac, malgré la proximité de la route principale.
Après avoir ingurgité quelques sachets de Minvitin, savamment dosé Je trouve finalement le sommeil.

 

4eme jour

Aouste sur Sye, , houst, en bas du bivouac, j’aborde tranquille le Col jerome cavalli désert à cette heure ou les éboueurs seuls sont debout.
Malgré un fort mistral, les endorphines enfin me permettent d’atteindre le col, immortalisé par une photo.
Barbieres, Peyrus, sur cette belle route en balcon de la vallée du Rhône
St jean en Royan après un bon quintal de kilomètres, une épicerie désormais bien connue, «la stessa cameriera, con un anno in piu ».
La RN 532 , puis la piste cyclable et c’est enfin Grenoble
Le retour en Favergie par la vallée du Grésivaudan, vent de face, ne fut qu’un long calvaire de fontaines .fraîches en fontaine de jouvence.
Mais une fois de plus le périple est bouclé .malgré un fort vent de face sur la route Ugine faverges, dangereuse à cause de l’intense circulation.