Cyclotourisme : Récit d'une traversée des grandes alpes à bicyclette

14-06-2007 maj 05-06-2015 Fiche contact

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A l'appel du 18 juin 2007, il suffit de passer le pont d'Englannaz, et l'aventure reprend pour le glode..

La glère charrie des eaux boueuses, le ciel est noir, l'affaire s'engage mal, mais j'aime ça.

Direction Thonon, le glode arpente péniblement la montée direction Thônes alors que la Duponie qui se lève tous les matins et Staubli se rendent au boulot.

La montée du col du marais est pénible : nausées, mal aux jambes, souffle court, le petit déjeuner a du mal à passer.

Mais heureusement les bovins placides et affables encouragent de la mâchoire notre courageux phacochère.

Ouf le col du marais, qui me rappelle les dames du temps jadis, est franchit.

Clic clac, une photo du col, afin de compléter ma collection.

Et oui, c'est ainsi, après l'avoir franchi à plus de 300 reprises, tel un coureur, les temps changent, les plaisirs changent, il s'agit à présent de cataloguer ces belles contrées.

Le vallon qui mène à Thônes, capitale du reblochon est beau, tranquille, est typiquement savoyard.

La longue montée vers st jean de sixt sur la D 909 très fréquentée, est ma foi assez bien escaladée, sensations retrouvées.

A présent la vallée du borne qui coule impétueusement essuie les pissées de la nuit, les agents de la DDE s'affairent et moi je me la coule douce jusqu'à Bonneville.

J'y retrouve l'agitation et la circulation sur la route de Marignier, n'ayant pas de trace de la piste cyclable qui mène de cluses à Annemasse.

Le chablais à présent se profile, a vallée verte qui mène à Bellevaux est magnifique, j'y retrouve la colo où nous punissait ma mère alors que j'avais 10 ans : Le chalet est toujours planté au col de jambaz, volets et portes fermées.

Le châblais est vert et tranquille, le descente vers Thonon appréciable.

Vallon de Bellevaux lieu de cols d'antan

Vallon de Bellevaux lieu de cols d'antan

La capitale du Chablais est chaude, la Dranse en transe, impétueuse, il fait de plus en plus chaud, plusieurs arrêts heinneken s'imposent.

La montée est longue, très longue et Fanny chargée a de la peine, les appuis étant incertains.

Les Gets marquent le sommet et il suffit à présent de se laisser glisser vers Taninges et Cluses parmi le flot des autochtones regagnant leur pénates après une journée de boulot.

Cluses s'affairent à fêter l'appel du 18 juin, ayant suivi et trouvé non sans mal la route du col de la colombiere, la galère commence .

Entre route barrée pour travaux, hypoclycémie et fatigue, le Reposoir, la bien nommée enfin sur la route du col à la pente raide.

La tenancière du gîte de l'Outa est ma foi affable et sympathique, les lits frais et confortables et la douche bienfaitrice, deux bières sans la colombe, entre les hôtes me défatigueront.

Après une bonne nuit, c'est dans un cadre montagnard et hallucinatoire que j'aborde difficilement mais sûrement les pentes terribles du fin du col, heureusement dans la solitude et la fraîcheur.

Le grand Bo, s'affère à restaurer ses équipements et à en construire de nouveaux, La clusaz est belle mais plus kitsch.

La route du col des Aravis abordée péniblement mais Dieu que la montagne est belle, et pourtant je la connais.

 

Cluses est très industrielle, le col de la colombière dans le fond

Cluses est très industrielle, le col de la colombière dans le fond

Un double café à deux euros au sommet, c'est à noter, et zou, à nous le Mont blanc et la belle descente sur la Giettaz, ou le chef de chantier refuse mon passage sur la route goudronnée.

Mais c'est mal connaître Fanny qui démontre des qualités d'acrobate en coupant à travers les praires où paissent les vaches à reblochon.

Flumet est de même en plein travaux, décidément juin est le moi ou tout le monde s'affaire.

Et ça continue sur le col des saisies, de plus en plus chaud et désert.

Il est magnifique ce col, dans les pâturages et la forêt, mais nase, je le parcours le plus souvent à pied

La récompense arrive au détour d'un virage, col franchit, le Mont Blanc explose sa blancheur à la figure, j' ai la chair de poule, alors que la pierre à Menta pointe sur ma droite.

Deuxième casse croûte à Beaufort, ou je fais le dos ronds pour aborder péniblement le cormet de Roselend.

Mais tout à coup sans prévenir, Fanny aborde franchement sans demander mon avis, un demi tour fixe vers la descente.

Bien lui en a pris car le retour sera pénible, et chut... Ugine Faverges parcourus à pied. oui oui à pied, épuisé et en hypoglicemie, il est temps de faire réviser la machinerie.

La châine des Aravis vues des Saisies

La châine des Aravis vues des Saisies

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