Du léman à Lugdunum : la Via Rhona : On the road again en repérage

Conclusion : La Via Rhona :

Randonnée intéressante dans la mesure ou elle permet de regagner la mer, assouvissant en quelque sorte le phantasme des années cinquante : "On est heureux nationale 7 ", ou "Sur la route des vacances"

Bien qu'en cette année 2009, de belles voies vertes et petites routes permettent de réaliser ce cheminement, trop de routes sont chargées de véhicules.

Et surtout un balisage et repérage inexistant sauf en Savoies et isère.

Quelques pièges attendent le randonneur :

Quand à l'intéret culturel et touristique il est relativement limité, mais pas complétement in-intéréssant dans la mesure ou il permet d'entrevoir des aspects différents de notre civilisation et de nos paysages :

Les pâturages de Savoie, l'avant pays savoyard, la grande ville de Lyon, le couloir industriel, les lieux historiques, l'agriculure du midi, et la camargue.

Afin de vraiment s'imprégner des contrées traversées, il sera nécessaire d'aller les chercher en s'écartant un peu de la ligne ViaRhôna proposée.

Perouges, Lyon, Vienne, Avignon, Tarascon Arles, , Saintes Maries de la mer : pour les principaux lieux chargés d'histoire : Sans oublier : Valence, Montélimar, Pont st Esprit

 

Il est n'est que six heures et 45 minutes en ce 11 mai 2009, lorsque, chargé de vêtements et d'émotions comme un baudet, Claudio monte sur la pédale droite de Fanny, enfin d'entamer cette première bambée du cru 2009.
Le temps est gris, la pluie menace, mais le vent qui souffle du sud, m'aide à regagner Annecy sans encombre.

La belle est calme, les militaires se font canarder en Afganistan, et moi je sors mon Agfa, afin d'essayer d'immortaliser la magie de la campagne albanaise sous la pluie.

Bien que il en ai déja plein les bottes à Mandrin à l'entrée des gorges du fier, il rejoint le Rhône à Seyssel au Km 55.6.
C'est à Chanaz que débute la fameuse ViaRhona, au km 72.5.

Mais manque de pot .. elle est fermée .. : " Que neni " , Fanny ne se laisse pas impressionner outre mesure : Elle passe outre et avait bien flairé le piège, puisque elle passe sans soucis sous les rubalises.

Le soleil revenu, c'est entre cygnes et crottes de moutons que nous avancons sur ce bel asphalte, frainé cependant par le vent du sud.

Etant en vacances, le mi journée sera consacrée à un sandwich suivi d'une sieste salutaire au bord du Rhône au Km 112.4.

Je note peu après, un restaurant pouvant servir à midi à La Bruyere.
La piste cyclable suit alors des chemins vicinaux, mais le balisage "Leman-mer" est parfait.

La voie verte stoppe à Port de Groslée, et j'ai beau chercher la suite tant promise, je dois me contenter de la route départementale jusqu'à Serrières de Briord, puis st sorlin, relativement calme je dois l'avouer , si ce ne sont plusieurs camions bennes, un peu stressant.

Hôtel à Briord
HR Rolland à Montagnieu au km 141.
HR du Rhône à saut Brenaz au km 149.5.


Afin de compléter mes connaissances des lieux, j'opte pour le passage par la plaine de l'ain par st Julie, Blyes, Balan, route de la Valbonne, Montluel : Ce cheminement est nettement moins dangereux que celui d'Anthon, mais un peu monotone.

L'arrivée à Miribel Jonage par cette route de faubourgs, est assez stressante malgré une vague bandelette cyclable.

Mais à présent je connais bien l'entrée du parc de Jonage, et c'est sans coup férir que j'emprunte cette voie dite verte menant à Villeurbanne, puis Lyon.

Le grand huit situé au nord de Lyon est très mal indiqué et déboussolant, mais heureusement aidé par un cyclo , je suis la direction de La Feyssine et retrouve le balisage, puis les voies sur berges.

L'endroit est magique : c'est comme un immense traveling de cinema que je descends le Rhône le long des quais, ou quelques callypiges ne se doutent pas une seconde qu'une petite vipère perdue, cherche son chemin à deux pas de leurs jolis postérieurs posés sur la pelouse.

Le Tgv et les péniches sur le Rhône à Lyon

 

Passé les lieux historiques de Lyon, croisé quelques belles étudiantes, le TGV et péniches, c'est par le Parc de Gerland et que je retrouve le stade de foot du même nom ainsi que le métro.
Le choix de ralier St Fons par la rocade  chargée et dangereuse à cette heure ci, n'est pas une bonne idée, la prochaine fois il faudra opter pour le centre ville.
Je rejoins Feyzin gare par la RN assez calme , puis son village , et par un beau coup de rein : les hauts de Feyzin.

La prochaine fois j'essaierai par la route le long du cheval vapeur.
Je Plante la tente au pied d’un émetteur Tv afin de recharger les batteries : pas très malin ni rassurant comme lieu de bivouac.

Deuxième jour : Feyzin Bourg st Andéol


De gros nuages noirs, forts inquiétants balayent la plaine lyonnaise, alors que les avions décollent de st Exupéry.

.Vienne

Le grondement incessant de l'autoroute en contrebas, reprend, les lumières de la ville au loin et la flamme de Feyzin, elles n'ont jamais cessées : Il est temps de lever le camp à 6 h et 12 minutes à ma montre de chômeur : Une Casio au bracelet plastique.

Après une descente vertigineuse vers le Rhône, je choisis de suivre la route des villages en balcon par Solaize, Ternay Chasse sur Rhone et Givors.

 

Le passage par le barrage de Loire sur Rhône permet d'oublier un instant la grand'route,

et puis , grace au topo des Suisses, j'emprunte la voie sur berge, pour toucher presque le Rhône par St Romain en Gal, admirant Vienne et puis le barrage de Vaugris.

La zone agricole d'Ampuis, est l'occasion d'admirer les belles salades de la vallée et d'avoir un beau recul sur les vignes du côte rotie : Guigal, Chapoutier, y ont d'immenses pancartes ostentatoires, mais ces noms, ne sont plus que de lointains souvenirs, puisque rachetés par des investisseurs.

Fouinant par Condrieu, je finis par dénicher cette foutue piste cyclable : " c'est tout de même incroyable que personne ne soit foutu d'indiquer cette belle réalisation ", mais à quoi servent donc les millions d'euros investis dans cette affaire ?

Et pourtant elle est belle cette voie à raz les flots : à droite les collines de l'Ardèche, et à gauche au dela du fleuve, la modernité, par la centrale atomique de Chavanay et les usines chimiques de Rhône Poulenc.

Sablons, la marinière honorée par l'achat de friandises, c'esy par une petite route balisée par les cyclos du pinard saint Joseph que je passe Saint vallier, sans même m'arrêter chez Albert.

Quelques encablures sur le pont et la RN 7, et puis passé le pont, je roule à présent sur la rive droite du Rhône, et puis par le barrage d'Arras, à nouveau sur la Rn 7.

Elle n'est pas folichone cette Rn, les véhicules fusant vers Lyon et vers le Sud, mais une petite surlageur, permet de cycler sans finir sous les roues d'un de ces trucs.

Voici Tain, la circulation est démente, pétarades et fumées sont au menu du jour. Mais encore une fois, grace au topo des Suisses, j'opte pour les berges , non asphaltées, mais tellement plus tranquilles et belles.

La route menant à Valence, via les Roches de Glun est plus tranquille

Arrivé dans la zone commerciale de Valence, il faut encore jouer d'astuces pour attendre la belle ville de Valence, qui mérite assurément un détour comme disait le guide des années cinquante

Je note la présence de plusieurs hôtels : kyriad BB

Mais cette fois ci, pas question de musarder, passé le pont sur le fleuve, je remarque tout de même, une petite guignette sympa au bord du rhône : Une autre fois peut-être.

Suivant une pseudo voie cyclable, puis une route non asphaltée, je remarque un joli pont en pierre, le laissant sur ma droite, je reprends cette foutue RN 86.

La route est très large, chaude et ennuyeuse, malgré la présence d'une surlageur.


Hotel le logis charmant
La Voulte, donne un avant gout du midi, les joueurs de boules exercent leur talent a l'ombre des platanes.
Hotel la vallee
Le pouzin eolienne
Hôtel des 4 vents a la voulte
Hotel

La route du barrage de Loriol offre un peu de repis, mais enfer et damnation tentant un raccourci du diable, par deux gourances , je péripate le long du canal caillouteux.

Il faut en fait passer par le joli village de Châteauneuf, qui mérite certainement que l'on s'y attarde, mais pour l'heure, comme le coton, il faut filer.

Pas tès heureux sur cette nationale 7, en direction de Montelimar, entre trucks, restaurants et snacks bidon, j'opte pour Ancone.

L'endroit est bien plus sympa, dans cette zone agricole, ou j'ai l'ocassion de gouter à la chaleur et l'accens du midi.

Re-Gourance, un bout de Rn 6, arret à Bourg st Andéol dans les vergers.
452 km au compteur en deux jours: " Ce n'est plus du cyclotourisme, mais du maso-tourisme "..

3eme jour Bourg saint Andéol - Salin de Giraud

Pont danegereux pour les bicyclettes
Il fait juste jour, lorsque les yeux embués par le profond sommeil, subsrepticment je plie sac de couchage et habits de nuits pour me tirer vite fait de ce verger, avant que les indigènes ne me délogent.

Camping au 462.6 km
Hotel le clement
Roquemaure deux campings dans stations s + route des vergers

Par une petite route de campagne, sous la protection de St Michel, dont la statue minumentale veille sur le Rhône, voici Pont St esprit.

Le pont passé en serrant fesses et guidon, je trouve Roquemaure et les pompes funèbres Duciel (véridique), ou le topos hèlvetes indique de tourner à gauche.

Cette partie du parcours me réconcielie avec le voyages , puisque les odeurs de cerises , de peches et la vue des legumes frais générent dans mon cerveau croate, ces fameuses endorphines, les hormones du bien être.

balisage strasbourd-mediterraneeAvignon est juste effleuré : "Un' occhiata au palais des Papes, et nous voici on the road again, par la route principale menant à Tarascon ..

Pas de Tartarin, à Tarascon, mais pas mal de circulation automobile, à l'ombre du château du roi René.

 

Arles sera de même complétement méprisé, seul un arret casse croute me permet d'apercevoir la ville et ses clochers.

Nous voici sur la route des Saintes maries de la mer, dangereuse, car dépourvue de bandes cyclables dans sa première partie : d'ailleurs j'y manque de me faire transformer en paté pour chien par ce salopard d'autobus Teleschi.

Bandes cyclables en camargue

La mer enfin est toujours au même endroit : sacrifiant au rituel de la trempette sous l'oeil un tantinet amusé de deux mamies en goguette, il faut déjà repartir en sens inverse ..

Fanny aux saintes maries de la merEffectuant le tour de l'étang de Vaccares par capelière, sur une petite route défoncée, entre hérons, cormorands et sous les croassements des batraciens, Salin de giraud, salins plage de piémanson : retrempette et retour.
Le ciel étant menaçant, je m'embourgeoise, pour poser les roues de Fanny à Hôtel les Saladelles à Salin de Giraud.

 

 

 

4eme jour : Salin de Giraud - Puy Saint Martin en Drôme.
Le départ est matinal, après une petit dejeuner sous l'oeil lègèrement réprobateur de travailleurs de Fos sur mer, en pension dans cet hôtel, c'est dans le calme absolu que je retrouve : hérons cendrés, canards et autres volatiles planant au dessus de Vaccares.

Arles est passé sans coup férir , grâce à ma connaissance des lieux, mais voilà que je loupe la route de st Remi de provence, pour me retrouver sur la Rn de l'enfer, très dangereuse après quelques km de bandes cyclables.

Ouf, je pars à droite vers Maillane puis par une petite route typique de Provence il me faut passer un affreux noeud routier pour traverser la Durance.

Le mont ventoux vu par Fanny de la drôme provençale

 

Vivant, encore cette fois ci, mais heureusement la touche sympathique viendra de la serveuse " Mado la Nicoise " , au bar de la marine à Châteauneuf de Gadagne... : Un poème, la petite : sémillante et trémoussance, qu'elle est..

Je traverse à présent le pays du vin, non pas sous un soleil de plomb, comme il devrait être, mais sous une pluie battante et lancinante, Ste cecile les vignes, Tullete, Valreas, , Grignan, La Begude Mazenc tels sont les noms qui résonnent comme des bouteilles dans ma tête de poivreau.

La Bégude de Mazenc, pas une bégude, mais des trombes d'eau : il faut filer doux.


A Puy st Martin je me prépare à dormir, mouillé comme un rat , sous un porche, tel un sans abri, lorsque par un éclair de génie, je me souviens qu'il existe un hôtel à deux pas d'ici : je le fais savoir à Fanny.

L'hôtel du champ de mars est sympathique, le tenancier et sa femme, le sont, ma foi également.

La pasta asciuta (essuyée en italien) et pinard, obligatoirement, contribuerons largement à essuyer ma fatigue et à me réconforter.

5eme jour Puy st Martin - Faverges

L'hôtel du champ de mars, n'est certes pas aussi luxueux que son homonyme parisien, mais, après une bonne nuit de repos, repus et séché, c'est sur le coup des 7 heures, que j'arpente assez péniblement la route du col d'Aleyrac, alors que la pluie a baissé d'intensité , mais le vent est toujours du sud : l'eolienne sommitale s'en donne à coeur joie.

L'avancée sera classique par la route departementale de Crest, Chabeuil, st Nazaire en Royans, occultant pour cette fois, la belle route en balcon de la Drôme et du Vercors.

restaurant le gil-bernie a st juste de claixL'intendance sera assurée dans le petit restaurant : Le Gil'Bernie , à st Just de claix, ma foi fort bien servi et fort symapthique, pour 13 euros tout compris parmi les ouvriers agricoles en tenue de travail : des vrais, pas des bobos. Nous sommes loin, très loin des coups de triques au bord du lac salé d'Annecy.

Je manque comme d'habitude de louper la piste cyclable à Port saint Gervais.

 

la voie verte Numero quatre a port st gervaisLa pluie qui redouble, sur cette voie verte, mais alors vraiment verte, explique pourquoi, je ne verrai degun jusqu'à Grenoble, si ce n'est la cour des miracles en bordure de la piste cyclable.

La capitale du dauphiné calme , est passée sans encombre.

Sans aucune hésitation, par le 24 du quai de France, le quai de Jonkings, les quais de l'isère, la plaine agricole du Grésivaudan, voici le bois Francais en suivant tout simplement le balisage " Chambéry ".

Mais à La Batie, point de balisage, c'est à la boussole, entre salades, blettes, pendulaires et couleuvres que j'entrevois enfin les premiers contreforts des préalpes savoyardes.

La dent de Crolles, impressionante, semble trôner sur la vallée.

A Rhoterens, mauvais présage, un chat noir traverse la rue sur trois pattes, alors qu'un peu plus loin, c'est à un chien de gambader sur un trépied.

En effet plusieurs crevaisons rendent la fin de ce périple un peu galère , ..

C'est pourquoi, c'est de nuit que je passe Albertville pour arriver en Favergie à 23 heures, grâce à la piste cyclable : Merci ..

 

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