Favergie : La Drôme Provençale et le Mont Ventoux en 2003 (830 km)

12-13-14 juillet 2003 maj 19-12-2013 Contact Biclou

Bulles plein la tête, jambes lourdes après l’extinction des lampions de la soirée « la carqueticime », et malgré l’heure matinale, notre sanglier brave le vent défavorable en direction du paradis terrestre par la route des écoliers :
Sur le désormais parcours classique de la vallée du haut grésivaudan « Aiton, La rochette , pontcharra, Goncelin » c’est sur la grosse, et sans histoire, que notre graisy horse, lui fend la nuit.
8 Heures, Grenoble, bien qu’encore tranquille, pue du cul.


L’air est irrespirable.
Sur la piste cyclable refaite a neuf, ça roule .pour lui.
Après 23 kilomètres de plaisir solitaire, arrivée à saint Quentin, il tente la petite route qui serpente le gresivaudan, par Vers, Polienas, c’est joli, tournicotant, et offre de très belles vues sur les montagnes , baignées de lumière.
Quelques fermes qui semblent sortir du 19 eme siècle ont résisté aux méfaits de la civilisation.
La route nationale jusqu’à St nazaire n’est vraiment pas folichone, et mortelle, comme le montre les mannequins noirs, qui jalonnent cette voie, mais heureusement la route du balcon de la vallée du rhone par Barbieres, Peyrus, fleure bon le foin sec, la drome des collines
Après une douche fraîche à la fontaine de Combovin, c’est en tapant dans les graisses, que notre cyclo aborde le méditerranéen Col jerome cavalli , du nom d’un as de la guerre de 40.
Et bien oui, j’ai même pris 5 mn pour lire la pancarte sommitale, comme quoi le primate sait lire.
C’est dur, chaud, mais désert et magnifique.
Au sommet le vent , le paysage de garrigues et de chaumes, la vue sur les baronnies font oublier la fatigue.
A Saou , ou la chaleur devient insupportable, les touristes attablées aux terrasses, n’ont même pas un regard pour l’équipage baroudeur.
Le paysage dans cette drome surchauffée est cependant magnifique, et heureusement dans tous les villages et hameaux , coulent la fontaine.
A 18 heures enfin, st ferreol 30 pas , que notre randonneur connaît bien, pour y avoir déjà sévit à plusieurs reprises, le gîte est plein .
Mais consternation: Vero, la belle parisienne reconvertie en aubergiste, ne le reconnaît pas.
C’est donc au camping , infesté de belges et hollandais qu’ils dorment à même le sol après cette balade de 277 km.
5 heures du mat’, les campeurs dorment tous, c’est dans la plus grande indifférence, qu’ils arpentent la route de Nyons , puis de vaison la romaine.
Après une rencontre inopinée, ou presque, avec un exhibitionniste,voici, Malaucène et le pied du Ventoux .
Arrêt pipi, et café liquoreux.
La montée est abordée très prudemment, vu le poids de l’équipage.
La pente abordable durant les premiers kilomètres, devient très difficile, et malgré tout, le couple a le temps de regarder, et surtout d’humer le paysage de pins et de landes.

Rencontre avec le cousin à rené Garin, un cyclotouriste du Nord, en goguette dans le vaucluse.
Lui, bénéficie de toute l’assistance et de l’affection des siens.
Roublou, blou, rabala bla, les deux cyclos devisent sur le paysage, le Nord...
Mais tout à coup, René pète une durite et c’est seul et en costo que le sommet est atteint, somme toute sans trop de souffrances.
Après la séance obligatoire de cartes postales, la descente est chaude, par Sault, ou de nombreux cyclistes tentent également leur mecque.
La face cachée du Mont ventoux, par Brantes , chère à Vélocio, est méditerranéenne , chaude, et déserte.
Seuls quelques autochtones cherchent le peu d’eau qui coule dans la rivière de cette vallée
St ferreol , il est passé par ici, il repasse donc par la, mais file, d’autant plus que Véro, fait la sieste.
L’avancée devient difficile sur cette route chaude et calme
À Saou, après un ultime arrêt fontaine devant la terrasse du café, remplie de touristes cuits et médusés la forêt de Saou et du pas de Lauzens, est rafraîchissante.
Le retour par Crest, Chabeuil sur la D16, large et en faux plat montant, n’est pas jojo, malgré le peu de circulation ce dimanche.
Chabeuil soleil rouge, donne lui tout de même à boire , dit la mémé à son mari.
Le bivouac à 22 heures, en plein champ de blés, parmi les moustiques, n’a rien du mythe du beau cow boy après 242 kilomètres.

3 Heures du mat’ la pleine lune est magnifique, on y voit comme en plein jour.
La route en balcon entre Vercors et vallée du Rhone est déserte et grandiose.
Sur la route de la mort entre Saint Nazaire en royan , même les boulangeries sont désertes à 5 heures.
Grenoble, après avoir tapé dans les graisses durant 80 kilomètres, un arrêt café et sucres s’impose.
Faverges est rejoint à 14 heures, après la remontée sans histoire, mais chaude , par Albertville ou la fontaine de jouvence de la place de la mairie, a fait son effet